Annick Dragoni

Annick Dragoni

Annick Dragoni est artiste vidéaste, elle vit et travaille à Marseille.
Ses films sont présentés dans des festivals d’art vidéo Oodaaq (Rennes, Nantes et Saint-Malo, 2017) Rencontres Traverse Vidéo (Toulouse, 2016) et de cinéma, Festival tous courts ( Aix-en-Provence, 2015 et 2016), Festival européen du court métrage de Nice (Nice, 2015), Festival international du film d’art (Paris, 2014) où le film Sur place a été primé.
Les films d’Annick Dragoni fonctionnent souvent sur la confrontation de plusieurs sources d’informations. Les technologies numériques, les industries du bien-être, un territoire urbain en mutation sont autant de champs d’investigation à partir desquels s’élaborent des univers fictionnels.
Dans Légende, par exemple, un film réalisé en 2015, des dialogues improbables entre des voix de synthèse accompagnent un étrange voyage dans des images 3D altérées ; il s’agit là de penser comment les nouvelles technologies (GPS, Google Earth, arts numériques) modifient nos perceptions de l’espace et du sens. Autre montage-assemblage, autre mise en rapports, en paradoxes, avec le film Sur place, Marseille 2013. Ici se conjugue un discours officiel avec une suite de plan fixes sur un territoire urbain déserté. Par un jeu formel qui détourne les codes du documentaire (la traditionnelle voix off est remplacée par des sous-titres), le film explore une série d’interstices entre un discours dominant et des images « minoritaires », entre verticalité et horizontalité.
Par ces montages d’images et de discours, les films d’Annick Dragoni oscillent sans cesse entre description et fiction, documentaire et mise en scène, passé et présent pour développer des couches successives de significations. L’image, la voix, le texte ou encore la musique deviennent des jeux d’apparences et de motifs. Autant de stratégies, volontiers ironiques, qui tentent de questionner la manière dont l’autorité, le pouvoir ou la norme s’imposent par le langage.

À Paradise : Annick Dragoni, 1ère exposition (oct. 2017), Annick Dragoni, 2ème exposition (nov. 2017)