Edouard Jattiot

To throw a stone on the surface of a lake

Après plusieurs mois de résidences à Paradise, le cycle To throw a stone on the surface of a lake, résidence curatoriale d’Antonin Gerson, entre dans sa phase de recomposition.

À l’automne, Édouard Jattiot et Antoine Grenez ont ouvert le premier chapitre avec Healing Resistance. Leur recherche explorait la vibration comme langage premier du vivant, envisageant le son comme architecture relationnelle. De cette résidence sont nées des sculptures-enceintes, des dispositifs capables d’émettre autant que d’écouter, transformant l’espace en champ vibro-acoustique collectif.

Durant l’hiver, Clarice Calvo-Pinsolle a poursuivi cette trajectoire avec Where Water Remembers. Autour de sculptures-instruments en céramique, verre et métal, elle a développé un paysage latent, activé par la performance. Ici, la sculpture contenait déjà le son, une mémoire vibratoire suspendue, révélée au moment de l’activation.

Ces deux résidences n’ont jamais été pensées comme des entités autonomes. Dès le départ, il s’agissait de laisser des traces : fragments, instruments, dispositifs, matières. Non pas pour archiver, mais pour transmettre. Chaque artiste a travaillé en sachant que quelque chose serait repris, déplacé, réaccordé.

L’exposition collective à venir ne sera ni une synthèse ni une rétrospective. Elle prendra la forme d’une orchestration élargie : un acousmonium vivant composé de sculptures-enceintes, de sculptures-instruments, de vestiges performatifs et de présences acoustiques.

Un paysage recomposé où les œuvres, développées séparément, entreront en dialogue.
Un espace où le lieu lui-même devient caisse de résonance.

Plutôt qu’une conclusion, cette exposition agit comme un point de bascule : une mise en commun des vibrations accumulées, une architecture sonore partagée, un organisme collectif en modulation.

Nous serions très heureux de vous accueillir pour cette nouvelle activation.

Cette résidence bénéficie du soutien du Centre Wallonie Bruxelles à Paris et de Wallonie-Bruxelles International.

To throw a stone on the surface of a lake a reçu le soutien de :

Vernissage

Healing Resistance

Dans nos corps réside un océan — un flux de sensations en quête de cohérence.
Healing Resistance explore la grammaire subtile du son comme voie de reconnexion : entre notre propre pulsation et celle de l’espace, entre l’individuel et le collectif.

Les corps, l’espace et les ondes s’accordent pour révéler la mémoire vibratoire du vivant. Une intelligence rythmique qui façonne toute matière, du premier battement de cœur dans l’obscurité du ventre maternel jusqu’à l’ultime souffle qui nous relie au silence.

Résister, ici, signifie se réapproprier nos rythmes intérieurs, retrouver l’autonomie de notre équilibre.
C’est traverser la dissonance sociétale pour retrouver la possibilité d’un accord commun.

Après « A celebratory transmission of collective joy » et « Merging new perspectives », Egregore’s Echoes revient avec un nouveau chapitre consacré à la déconstruction du rituel de la célébration jusqu’à son essence fondamentale : la vibration comme langage premier du vivant.

Cette résidence de recherche invite le public à entrer dans un champ vibro-acoustique expérimental, où la galerie Paradise et chaque spectateur deviennent un réceptacle de résonance. Chaque vibration agit ici comme une onde d’ajustement, l’inscrivant dans une architecture plus vaste : celle des sphères harmoniques, où chaque être, chaque élément, chaque battement participe à l’équilibre global.

Aux côtés des étudiants de Master 1 Sculpture des Beaux-Arts de Liège, Antoine et Édouard conçoivent un instrument vibratoire singulier, une sculpture qui écoute autant qu’elle émet — permettant à l’espace de respirer, pulser, se synchroniser.
Ce dispositif devient un champ magnétique collectif, où les présences humaines et matérielles s’unissent en une sphère sonore commune. En travaillant sur la visualisation des ondes sonores et leurs effets sur la matière, nous rendons perceptible ce lien invisible entre corps, émotion et énergie.

C’est une exploration de la guérison comme résonance partagée, une invitation à écouter autrement, à ressentir.
En reliant les rythmes du corps aux harmonies terrestres, nous soutenons une recherche autour d’un écosystème du son : une conscience planétaire où la cohérence vibratoire devient un acte de soin collectif.

En activant la résonance de l’espace et des corps présents, Healing Resistance propose une redéfinition du rituel : une pratique d’écoute partagée au service d’un système durable.

Healing Resistance a reçu le soutien de :

Restitution

La restitution de notre résidence prendre lieu ce Jeudi 4 décembre à partir de 18h à @paradise_art_center .Venez observer le fruit de notre collaboration avec les élèves des Beaux-Arts de Liege et de Nantes.
Live audio-visuel à partir de 20h00.

Vernissage