Clarice Calvo-Pinsolle

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Son travail explore la création d’environnements immersifs à la croisée du son, de la sculpture et de la performance. À travers des installations hybrides, elle·il agit sur les perceptions des spectateur·ices en faisant dialoguer le sensoriel et le politique, dans un va-et-vient constant entre recherche théorique et expérimentation plastique.

Inscrite dans une démarche écoféministe et nourrie par une réflexion hydroféministe, sa pratique interroge les relations entre corps, matière, mémoire et écologie. Penser avec l’eau, comme l’eau — à travers ses circulations, ses mémoires, ses puissances de soin et de connexion — devient un principe structurant. Le son et les matériaux y sont catalyseurs d’une reconfiguration de nos liens au vivant, aux éléments et à nos corps.

Inspirée par des phénomènes scientifiques, physiologiques et psychologiques, elle·il détourne et met en lumière ces dynamiques pour activer une écoute sensible. En combinant éléments organiques, technologiques et narratifs, elle·il fait émerger des paysages immersifs, des écosystèmes perceptifs où s’incarnent des relations interconnectées, affectives et politiques entre humain·es et non-humain·es.

Chaque sculpture ou objet est pensé pour sa qualité acoustique et sa présence physique dans l’espace, permettant d’explorer les liens entre exposition, mouvement du public et sensation tactile.

Les installations s’adaptent aux lieux qui les accueillent, en travaillant avec leurs paramètres — acoustique, température, lumière, circulation — et deviennent des relais sensoriels invitant à écouter autrement : avec tout le corps, dans un rapport fluide et poreux.

To throw a stone on the surface of a lake

Après plusieurs mois de résidences à Paradise, le cycle To throw a stone on the surface of a lake, résidence curatoriale d’Antonin Gerson, entre dans sa phase de recomposition.

À l’automne, Édouard Jattiot et Antoine Grenez ont ouvert le premier chapitre avec Healing Resistance. Leur recherche explorait la vibration comme langage premier du vivant, envisageant le son comme architecture relationnelle. De cette résidence sont nées des sculptures-enceintes, des dispositifs capables d’émettre autant que d’écouter, transformant l’espace en champ vibro-acoustique collectif.

Durant l’hiver, Clarice Calvo-Pinsolle a poursuivi cette trajectoire avec Where Water Remembers. Autour de sculptures-instruments en céramique, verre et métal, elle a développé un paysage latent, activé par la performance. Ici, la sculpture contenait déjà le son, une mémoire vibratoire suspendue, révélée au moment de l’activation.

Ces deux résidences n’ont jamais été pensées comme des entités autonomes. Dès le départ, il s’agissait de laisser des traces : fragments, instruments, dispositifs, matières. Non pas pour archiver, mais pour transmettre. Chaque artiste a travaillé en sachant que quelque chose serait repris, déplacé, réaccordé.

L’exposition collective à venir ne sera ni une synthèse ni une rétrospective. Elle prendra la forme d’une orchestration élargie : un acousmonium vivant composé de sculptures-enceintes, de sculptures-instruments, de vestiges performatifs et de présences acoustiques.

Un paysage recomposé où les œuvres, développées séparément, entreront en dialogue.
Un espace où le lieu lui-même devient caisse de résonance.

Plutôt qu’une conclusion, cette exposition agit comme un point de bascule : une mise en commun des vibrations accumulées, une architecture sonore partagée, un organisme collectif en modulation.

Nous serions très heureux de vous accueillir pour cette nouvelle activation.

Cette résidence bénéficie du soutien du Centre Wallonie Bruxelles à Paris et de Wallonie-Bruxelles International.

To throw a stone on the surface of a lake a reçu le soutien de :

Vernissage

Where water remembers

Résidence de recherche du 12 janvier au 20 février.

Dans l’eau persiste une mémoire, un flux invisible où circulent vibrations, gestes et résonances.

Avec Where Water Remembers, Clarice Calvo-Pinsolle développe une recherche sonore et sculpturale où l’eau, l’air et la vibration deviennent des matières à part entière. Son travail explore la manière dont le son s’imprime dans les corps et les matériaux, comme une mémoire vivante en transformation permanente.

Présentée sous la forme d’une performance, l’installation se déploie comme un rituel d’activation de sculptures-instruments. Par le geste, la circulation des flux et des systèmes mécaniques, ces entités acoustiques génèrent des phénomènes de résonance, d’oscillation et de propagation, transformant l’espace en paysage sonore évolutif.

Entre immersion sensorielle, écoute corporelle et perception spatiale, cette installation invite à expérimenter un milieu résonnant où formes, matières et vibrations entrent en dialogue et se synchronisent temporairement.

Pour ce projet, Clarice Calvo-Pinsolle a collaboré avec Arcam Glass pour la création de sculptures en verre, avec La Mutine pour la réalisation de structures métalliques et ainsi qu’avec Élie Aussi pour la motorisation de certaines pièces.

Cette résidence s’inscrit dans le cadre de la résidence curatoriale d’Antonin Gerson et prolonge le cycle initié avec Egregore’s Echoes (@egregore.echoes), réunissant Édouard Jattiot (@edouardjattiot) et Antoine Grenez (@antoinegrenez).

Elle constitue la deuxième étape d’un programme de recherche qui se déploiera jusqu’à une exposition collective finale, inaugurée le 25 février 2026.

Cette résidence bénéficie du soutien du Centre Wallonie-Bruxelles à Paris et de Wallonie-Bruxelles International

Where water remembers a reçu le soutien de :

Vernissage

Vernissage le vendredi 20 février 2026 à 18h30
Performance à 19h30

Vernissage a reçu le soutien de :