Rémy Drouard

Né en 1990, vit et travaille à Lyon

Mon père, grand conteur d’histoires en tous genres, m’a appris à apprécier la narration orale, écrite et visuelle. Bas Jan Ader et Peter Land hier ou Fabrice Gallis et Gauthier Hubert aujourd’hui, m’ont conforté et me réconfortent sur l’idée que la chute, l’absurde, la figuration et l’acte incongru, ont un rôle primordial dans notre société. La culture populaire, internet ou bien le banal du quotidien, sont pour moi, une source permanente de création. Peintures, vidéos, performances et installations sont les maillons de la chaine, le moyen d’accrocher le vélo de ma pratique au lampadaire de ma vision de l’art contemporain.

J’aime l’idée qu’une création à l’image du théâtre a inévitablement une fin, une chute. Comme un enfant stoppé dans l’attaque fictive d’un avant-poste ennemi, par la voix de sa mère, qui par la fenêtre, le prévient, que le repas est servi : « ÀÀÀÀ taaAAAble ! »

Rémy Drouard.

Chlitah & Tortilla hirsutes !

Dans le cadre des sessions hirsutes du projet de Fabrice Gallis.

Là, c’est une rencontre. Une rencontre entre Chlitah et Tortilla. Une rencontre entre Rémy et Lina, entre deux grand-mères aussi.
Rémy dit : « C’est une galette ? C’est une omelette ? C’est une sorte de crêpe ? Une truffade rondelette ? Rien de tout ça cabeza tontita c’est une tortilla ! Si tu veux, je peux t’apprendre à la cuisiner, tu feras donc parti du voyage de la recette de mon abuela, ma grand-mère de Peñaparda »
Et Lina répond : « Ce qui m’avait frappée était que ma grand-mère n’utilisait
pas de planche à découper. Elle taillait les légumes directement au
creux de sa main, dont les doigts épaissis, usés et ridés par le temps
gardaient toute leur agilité »
Comme on raconte des légendes, des mythes depuis la nuits
des temps, les recettes aussi voyagent à travers le temps et les
papilles.