Qingmei Yao

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Née en 1982 à Wenzhou, Chine, l’artiste multidisciplinaire Qingmei YAO, actuellement basée à Paris et Wenzhou, explore les frontières entre quotidien et symbolique politique à travers la performance, la vidéo, l’écriture et l’installation.

Son travail artistique, teinté d’humour, de poésie et de critique, se manifeste par des interventions perturbatrices dans les lieux, suivies d’actions provocantes, et intègre des éléments spectaculaires issus du cinéma, du théâtre et de la danse contemporaine.

Récompensée par divers prix et soutiens, elle a été exposée dans des institutions renommées telles que le Palais de Tokyo à Paris, le Badischer-Kunstverein en Allemagne, et a vu ses œuvres intégrer des collections publiques et privées à travers le monde.

Archives #9 – Éléphantart, Mémoires d’éléphants

J-9

Cette exposition présente les archives et des œuvres dédiées au projet Mémoires d’éléphants, des artistes qui sont venus en résidence ou ont exposé à Paradise :

Batista Marie, Blais Dominique, Bonichon Jean, Bonichon Édith, Chabal Marielle, Clarke David Michael, Collectif DING Jean Paul Labro & Lyn Nékorimaté, Dacher Beatrice, Dupont Marie Laure, Emprou Frédéric, Hulaut Anabelle, Gerson Antonin, Gerson Eva, Gerson Michel, Giquel Pierre, Grandin Lucas, Hubaut Joël, Hyber Fabrice, Hippolyte Hentgen, Laffon Jeremy, Lahlou Medhi Georges, Larcier Jeanne, Leroux Pascal, Oussadit Samia, Quentel Julien, Richard Zimmerman Celeste, Tomkowiak Elsa, Travers Benoit, Yao Qingmei.

Il y a 46 ans, Jean-Paul Sidolle, en sortant du Musée des beaux-arts de Tours, croise le regard immobile de l’éléphant Fritz, un éléphant naturalisé. Bouleversé d’apprendre peu après, la menace pesant sur l’espèce, il entreprend de racheter un à un tous les éléphants-objets qu’il croise. Bibelots, objets décoratifs ou usuels, figures détournées de leur animal d’origine, tous constituent aujourd’hui un troupeau qui compte 1201 éléphants-objets numérotés.

De cette collection naît un projet plus vaste porté par l’association Mémoires d’éléphants : inviter des artistes du monde entier et de toutes générations à dédier une œuvre à l’un de ces éléphants – comme un geste qui leur redonnerait vie. À ce jour et depuis 1990, 1090 éléphants-objets ont reçu une œuvre dédiée par 952 artistes différent·es issu·es de 59 pays, dont beaucoup d’entre eux·elles sont passé·es par l’École des beaux-arts Nantes Saint-Nazaire – en tant qu’étudiant·es, enseignant·es ou bien artistes qui y ont exposé ou bien qui restent lié·es à la ville de Nantes.

Derrière l’éléphant menacé de disparition se joue la protection de nombreuses espèces animales. C’est cette conviction que portent les œuvres réunies, pensées comme un geste appelé à durer et à sensibiliser dans le temps. « L’art au service de la vie », selon la formule de Jean-Paul Sidolle.

Le projet trouve aujourd’hui, à Nantes où il est né, une nouvelle forme : une exposition déployée dans trois lieux de la ville : le centre d’art contemporain Paradise, l’École des beaux-arts Nantes Saint-Nazaire et la galerie RDV.

Chacune des galeries, Paradise, RDV et l’École des beaux-arts, a choisi les artistes selon l’histoire qui les relie à elles. À l’École des beaux-arts, Rozenn Le Merrer, commissaire de l’exposition, a sélectionné des artistes, enseignant·es, diplômé·es et personnels dont les œuvres ont un lien au vivant et au monde animal. Au centre d’art contemporain Paradise et à la Galerie RDV, les commissaires, Michel Gerson, Béatrice Dacher, Jean-François Courtilat et Pierre Fournier Le Ray ont choisi des artistes déjà exposé·es dans leurs lieux.

One hour occupy parking art

Work in progress jusqu’au 28 mars 2015, visible tous les jours.

En occupant quotidiennement l’espace de stationnement pendant une heure, elle vise non seulement à redéfinir son utilisation en tant qu’espace public, mais cherche de manière provocante à présenter le site comme une extension de l’espace artistique lui-même. L’espace mesure 5,81 m de long, 1,83 m de large, couvrant une superficie d’environ 10,7 m². Le tarif de stationnement est de 1,4 EUR par heure, avec la gratuité les dimanches.

Sa performance et ses actions oscillent entre le fonctionnel, le cérémonial et l’absurde. Ces activités comprennent, sans s’y limiter, une coupe de ruban marquant la cérémonie d’ouverture de ‘One Hour Occupy Parking Art’, l’installation d’un téléphone fixe, l’embauche de personnel de sécurité et d’entretien sanitaire, la prise de repas, et diverses rencontres avec le public. Ces actions sont méticuleusement documentées à travers des vidéos, des photographies, des factures de stationnement (incluant date et heure), et un enregistrement vidéo de l’occupation.

Tout au long de la durée du projet, les documents liés à l’espace de stationnement sont régulièrement mis à jour dans l’espace d’exposition intérieur. Tous les éléments appliqués et créés pendant la performance deviennent des composants d’une sculpture en forme de voiture. Yao Qingmei prononce un discours lors de la cérémonie de clôture tout en se tenant sur la sculpture.

Finissage

  • Finissage
  • Performance

19h00 Discours de clôture du projet OPA (Occupy Parking Art)
19h30 OPA Dance Floor

Lors de sa résidence à Paradise durant un mois, Qingmei YAO s’est approprié le stationnement payant situé devant l’espace d’exposition de Paradise, tous les jours pendant une heure.
Pendant ce finissage sont présentées toutes les traces de ses actions.

Qingmei Yao (exposition)

Première exposition personnelle en France.
Qingmei Yao, artiste chinoise, est en résidence à Paradise de janvier à mars 2015.

Ses préoccupations tournent autour de la mise en forme d’un questionnement politique, à travers des performances, au moyen de la vidéo, la photographie, et l’écriture. Son art est politique, social et de « résistance ».

Qinqmei Yao a reçu le prix spécial de la 59e édition du Salon de Montrouge 2014.

Vernissage