Julien Quentel

Julien Quentel est le sculpteur de ce qui flotte dans les limbes du désintérêt commun. Scrutant le monde à rebours, il semble n’en voir que la contre-forme ou la contre-utilité, dans ces objets d’une trivialité dont on ne sait plus que faire, ayant pour point commun d’avoir été laissés hors d’usage, disqualifiés. Quelle que soit la matière première collectée, elle s’apprête encore à passer par un certain nombre d’altérations : déplacements, renversements, assemblages et leurs variantes, quoique ce terme consacré d’assemblage soit sensiblement trop mou pour décrire ce qu’il s’y produit. Les matériaux sont agglomérés, sertis, imprégnés les uns dans les autres, pliés, emballés, collés, ou parfois juxtaposés à fleur, d’une manière qui paraît si organique que l’on serait mis au défi de même penser à les séparer. julien quentel défend à sa manière une vision optimiste du monde incarné, où chaque fragment de matière est fait pour en rencontrer un autre, où les données de l’existence, temps, espace, corps, mènent ensemble des conversations secrètes, et où les intuitions humaines, quoique sibyllines, sont aussi sûres qu’une équation chimique. 

Ces calculs constituent la pratique au moins autant que l’état final de la matière. Julien Quentel œuvre. L’activité de l’atelier est intransitive. Elle existe par elle-même, ni pour quelque chose et ni pour quelqu’un, ni pour quelque projet inutilement précis. Tout peut s’y produire. Pour cette raison même, pour le large éventail des possibles qui s’y déploie, les actions les plus subtiles sont aussi les plus radicales. Chacune des rencontres entre un élément et un autre est un événement, un mot qui dit à la fois le surgissement d’un imprévu et sa célébration. Les événements créent des conjonctures, qui appellent de nouveaux plans, qui engagent de nouvelles résolutions qui maintiennent un équilibre amical entre ce qui est maîtrisé et ce qui ne l’est pas tout à fait, ce que julien quentel avait imaginé, et ce qu’il est finalement venu à faire. 

Extrait du texte de Marilou Thiébault, à propos de la pratique de Julien Quentel, commandé par Le Grand Café, centre d’art contemporain, St Nazaire. 2026

 

Julien Quentel fait partie de:

Réseaux d’Artistes : https://www.reseaux-artistes.fr/dossiers/julien-quentel/#travaux
Bonus : https://www.collectifbonus.fr/artistes/#julien-quentel

 

Recife, Brésil (2026)

Now

Le lauréat de l’appel en résidence VILLA FATUMBI au Brésil est l’artiste Julien Quentel.
Ce nouveau programme est une initiative de coopération transatlantique qui vise à redéfinir les liens entre le Brésil, la France et l’Afrique à travers l’art et la culture, en favorisant le dialogue et la création entre les trois rives de l’Atlantique.
Il s’inscrit dans la continuité des résidences croisées entre Paradise, centre d’art contemporain à Nantes et l’Usina de Arte à Recife au Brésil.
C’est un partenariat entre Paradise et Nantes Métropole et au Brésil : l’Usina de Arte, l’Ambassade de France et le Consulat Général.

Julien Quentel part en résidence à l’Usina de Arte du 9 octobre au 14 novembre 2026.
Il exposera et participera également au Festival Rec’n’Play à la Torre Malakoff à Recife.

Recife, Brésil (2026) a reçu le soutien de :